Vanité des vanités, tout est vanité

Ces jeunes sont-ils  des “reclus volontaires” ?

Nous connaître

MARIE-JEANNE GUEDJ, FONDATRICE

Psychiatre et pédopsychiatre, Marie-Jeanne Guedj est spécialisée depuis 2008 sur le suivi de jeunes adultes en situation de retrait social. Elle a fondé l’Association Francophone pour l’Étude et la Recherche sur les Hikikomori (AFHIKI) en 2020. 

L’ASSOCIATION

L’Association Francophone pour l’Etude et la Recherche sur les Hikikomori, fondée par le Docteur Marie-Jeanne Guedj, a pour objectif de fédérer tous les soignants et les professionnels du secteur sanitaire, social et éducatif souhaitant participer à l’accompagnement des personnes souffrant du trouble Hikikomori.

Elle s’ouvre également aux familles et aux proches affectés par des situations Hikikomori.

Dans ce but, l’association développe plusieurs actions :

  • organisation de conférences, colloques et formations,
  • édition de supports d’information (papier, électronique ou vidéo),
  • sensibilisation des pouvoirs publics à l’importance de ce trouble afin d’améliorer sa prise en charge,
  • Coordonner le groupe d’échanges Hikikomori comportant familles et professionnels.

Actualités / Agenda

Septembre 2022

* 20 sept : Congrès EMPP. Intervention de MJ GUEDJ : Hikikomori et précarité, entre fantasme et réalité

AG 27 Juin 2022, 11h30

Nous vous attendons pour notre Assemblée générale le 27 juin à 11h30, suivie d’un déjeuner convivial

CONSEIL DE LECTURE

Hikikomori du jeune : accueillir et prendre en charge le fardeau de la famille,

par Marie-Jeanne Guedj et Xavier Benarous

La Lettre AFHIKI

Vanité des vanités, tout est vanité. Julien Ortega

Vanité des vanités, tout est vanité. Julien Ortega

Ces mots que la personne en retrait partage avec l’ecclésiaste, je les ai entendus de nombreuses fois. Sous d’autres atours bien-sûr; tantôt d’invective, de dégoût ou de dépit, prenant corps parfois dans les traits d’un contemporain proche ou lointain, mais souvent ce...

Dans les médias

Fondateurs et membres d’honneur

MJ Guedj-Bourdiau

MJ Guedj-Bourdiau

Membre fondateur

+

X. Benarous

X. Benarous

Membre fondateur

+

D. Cohen

D. Cohen

Membre d'honneur

+

M. Corcos

M. Corcos

Membre d'honneur

+

T. Furuhashi

T. Furuhashi

Membre d'honneur

+

A. Mercuel

A. Mercuel

Membre d'honneur

+

F. Roulleaux

F. Roulleaux

Membre d'honneur

+

A. Piotti

A. Piotti

Membre d'honneur

+

K. Suzuki

K. Suzuki

Membre d'honneur

+

N. Tajan

N. Tajan

Membre d'honneur

+

JP. Vignat

JP. Vignat

Membre d'honneur

+

Membres du Conseil d’administration

MJ Guedj-Bourdiau

MJ Guedj-Bourdiau

psychiatre et pédopsychiatre

+

X. Benarous

X. Benarous

pédopsychiatre

+

E. Boë

E. Boë

psychiatre

+

Y. Edel

Y. Edel

psychiatre

+

M. Krause

M. Krause

psychologue

+

O. Medina

O. Medina

psychologue

+

A. Mercuel

A. Mercuel

psychiatre

+

J. Ortega

J. Ortega

psychologue

+

N. Hespels

directeur scolaire du centre hospitalier de la Pitié

+

Le mot des fondateurs MJ. Guedj et X. Bénarous

Ils ne quittent pas leur chambre, restent enfermés chez eux des mois, voire des années; ces jeunes sont-ils des “reclus volontaires”?

Nous avons été confrontés à l’ampleur et à la gravité du phénomène de repli à domicile presque exclusif, ou claustration des adolescents et jeunes adultes, situation appelée encore Hikikomori, pour utiliser le terme japonais qui signifie se cloîtrer. En France, ils seraient des dizaines de milliers, des garçons en majorité, adolescents et jeunes adultes à se retirer de la société, abandonnant études ou travail pour s’enfermer, rompre avec un quotidien qui les oppresse.

Nous avons été sensibilisés à la souffrance exprimée des parents, ce sont eux qui font appel en premier quand le poids de la situation familiale devient trop lourd. Nous avons aussi été sensibles à la difficulté d’expression, ou même de ressenti du jeune : l’enfermement coupe de toute émotion, le rapport virtuel à l’autre par les jeux vidéo remplace tout autre lien, tout autre sentiment.

Répondre à ces situations difficiles nécessite la participation de professionnels attentifs et sensibilisés à cette tranche d’âge, à cette conduite, à une vision globale de cette nouvelle modalité comportementale.

Ce seront des professionnels du soin psychologique ou psychiatrique pour enfants, pour adultes et pour les familles, des professionnels du soin somatique tels les médecins généralistes ou les infirmières, des professionnels de l’éducation et également des professionnels du social.

La co-construction d’une aide et d’une prise en charge sera en direction de la famille tout d’abord, puis du jeune.

C’est ce que nous souhaitons construire aujourd’hui dans le cadre de l’association AFHIKI, Association Francophone pour l’Etude et la Recherche sur les Hikikomori, avec la participation de tous les professionnels concernés.

Marie-Jeanne Guedj Bourdiau, Xavier Bénarous